LE LOGEMENT MINIMALISTEe  & MODULAIRE COMME ARLTERNATIVE À L'ITÉNÉRANCE CACHÉE.

Killian Bougeard

Chez de la famille ou des amis, dans leur voiture ou leur roulotte, certaines personnes sont contraintes d’y dormir puisqu’ils n’ont nulle part d’autre ou aller; c’est ce que l’on appelle l’itinérance cachée. Les facteurs cause-à-effet qui poussent ces individus à vivre de la sorte sont nombreux et souvent dictés par un évènement déclencheur soudain, familial ou financier (un divorce, des frais imprévus, une augmentation du loyer, etc.). Ce problème d’envergure affecte la population sur le long terme; parmi les personnes recensées, plus de la moitié disent l’avoir vécu pendant plus d’un an. C’est un phénomène répandu puisqu’au Canada, près de 2.3 millions de personnes âgées de 15 ans et plus ont à un moment ou à un autre de leur vie vécu dans une telle situation; un chiffre alarmant qui représente 8% d’entre-nous.

 

Pour remédier au problème de l’itinérance cachée à Montréal, ce projet propose d’aborder la notion d’accessibilité au logement peu couteux; une nécessité afin de redonner la pleine autonomie aux personnes vulnérables.

 

Le site d’implantation est un boisé situé dans Mercier-Ouest, adjacent au métro l’assomption. C’est un quartier industriel en métamorphose qui vise le verdissement des axes routiers et l’aménagement d’un secteur résidentiel. Présentement occupé par un groupe d’individus en situation d’itinérance, cette forêt urbaine est une des dernières du genre sur l’île de Montréal. Trois interventions architecturales y sont implantées de manière à dessiner un véritable ruban de bienveillance pour les personnes en difficultés. Ce projet avance une stratégie durable et réaliste qui repense le logement minimaliste comme l’alternative à l’itinérance cachée, afin d’offrir un endroit sécuritaire, intime et adéquat.

 

Lorsqu’on parle de réinsertion, il est primordial de favoriser et penser les interactions sociales pour maximiser les chances de réussite face à l’itinérance. Ce type d’interaction est visible notamment dans les ruelles Montréalaises, autour des fêtes de quartier, des repas entre voisins ou d’activités extérieures. Le projet souhaite ramener cette vie de quartier au sein même de l’édifice pour faciliter le processus de réinsertion. L’intervention joint l’urbain au boisé dans le respect de l’environnement et du contexte existant. L’édifice décrit un seul volume plein depuis l’extérieur, mais se décortique en une multitude de volumes individuels subséquents, les modules, qui interagissent entre eux grâce au réseau d’espaces communs extérieurs. Le processus de réinsertion des occupants se fera en partie grâce aux échanges qui doivent y avoir lieu. Ce pôle d’entraide permettra de surmonter les épreuves d’itinérance cachée le temps de retrouver une stabilité quotidienne.

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Avec l'appui de la Chaire Fayolle-Magil Construction en architecture, bâtiment et durabilité - Université de Montréal

© 2017 - 2020 par les étudiants de l'atelier en Éthiques et pratiques du projet d'architecture