CENTRE CULTUREL EN MOUVEMENT LANGELIER

Une oasis d’apaisement urbain contre l’isolement des personnes âgées

Adeline Martin

Mercier ouest compte beaucoup de personnes âgées isolées qui n’osent pas demander de l’aide ou des ressources. 10,3% de la population est âgée de 75 ans et plus vs 7,9% à Montréal et 38,5% vivent seuls contre 35,8% à Montréal.

Si je vous parle d’appropriation d’un centre d’achat en pleine semaine, quel visage imaginez-vous en premier ? Dans un espace calme, et presque désert, vous imaginez probablement quelques personnes âgées ayant leurs habitudes au Tim Horton. Pourquoi ce lieu et ce choix d’appropriation ? Particulièrement dans un contexte à mi-chemin entre urbain et péri-urbain ?

Le site du métro Langelier est un lieu d’intervention crucial, car il pose des enjeux de santé publique. Entre la rue Sherbrooke aux dimensions d’autoroute, le centre communautaire et la bibliothèque, les populations les plus vulnérables (enfants et personnes âgées) sont directement au cœur de ces problèmes de pollution, d’îlot de chaleur et de sécurité.Or pour briser l’isolement des personnes âgées, les éléments qui entrent en compte sont déjà bien connus : rester stimulé intellectuellement, rester actif et mobile physiquement, et rester connecté.

 

Mercier mérite un lieu public durable, apaisant, mobile et connecté.  Ce projet pose la question d’un paradoxe à réconcilier. Comment a la fois « protéger » de la rue Sherbrooke et en même temps « inviter » vers les transports en commun de Sherbrooke.C’est aussi une bonne opportunité pour aborder le problème de la cohabitation des différents types de mobilité. Comment créer une synergie entre le métro, le bus, les piétons et les cyclistes ? Comment réussir à créer un lieu de vie et inciter aux mobilités actives ?Le programme de ce nouveau centre culturel se divise en trois pôles unis par une toiture verte.Le premier pôle « rester stimulé » nous propose directement à la sortie du métro la nouvelle bibliothèque Langelier.Le second pôle « rester actif » va de la sortie de la station de métro, comprend l’interface d’attente du bus et un espace communautaire café coop a vélo. Abrité, il permet des percées visuelles qui invitent vers une cour intérieure et vers le marché couvert menant au centre communautaire.Le troisième pôle « rester connecté » est une maison des aînés annexe du centre communautaire qui le rapproche et le reconnecte avec les transports et la bibliothèque.La rampe et la toiture appropriable, qui serpentent sur le projet, créent un espace de transition abrité le long de Sherbrooke qui relie la sortie du métro à l’espace dédié à la mobilité.En proposant un lieu qui célèbre les interactions entre les différents types de mobilité, on encourage la mobilité dans un quartier qui se caractérise par une plus grande utilisation des transports en commun mais une moins grande utilisation de la mobilité active. On brise l’isolement dans un quartier où c’est une problématique clairement exprimée. En créant un parcours social avec le marché couvert, on crée un environnement rassurant pour la personne âgée réticente à demander de l’aide.

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Avec l'appui de la Chaire Fayolle-Magil Construction en architecture, bâtiment et durabilité - Université de Montréal

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